Machine à coudre Singer : la star déchue (arnaque ?)

"Avant c'était mieux. Maintenant c'est de l'arnaque." -Moi.

La machine à coudre Singer est la plus célèbre au monde, mais aujourd'hui elle n'est plus que l'ombre d'elle-même.

Découvrez comment l'histoire a transformé ce leader du marché en un choix plus que moyen.

Pourquoi avez-vous intérêt à lire cet article ?

Parce qu'il montre pourquoi il est essentiel de bien comprendre la marque de votre machine à coudre.

Aujourd'hui il existe de nombreuses – de très très très nombreuses, pour être exact – marques de machines à coudre. Et en général quand on veut en acheter une, on se focalise d'abord sur un modèle et puis sur une marque.

En effet on a tous tendance à pencher vers l'un ou l'autre modèle en fonction de nos besoins et de notre budget (mécanique ou électronique, débutant ou expert, enfant ou standard, etc.). Ensuite on compare les machines de ce modèle entre les marques, comme s'il s'agissait de la même chose. Et ça, bien souvent, ça revient à comparer des pommes et des poires.

C'est pour cette raison qu'on va vous raconter l'histoire de Singer. Elle montre ce qui se cache parfois derrière un grand nom, et pourquoi le choix de la marque ne doit pas être secondaire.

Singer est en plus une excellente étude de cas parce que, même si d'autres marques ont aussi des spécificités qui les rendent intéressantes, Singer résume bien l'histoire de l'industrie de la machine à coudre toute entière.

Vous êtes près ? On lance la machine à remonter le temps.

1851 : Singer débarque en force avec la meilleure machine à coudre domestique

Je ne vais pas vous faire toute l'histoire du développement de la machine à coudre jusqu'à arriver à Singer, même si c'est une histoire très intéressante.

Oui oui, je vous promets.

Raconter la machine à coudre c'est aussi raconter des révolutions technologiques, de nouvelles pratiques de marketing, le mouvement d'émancipation de la femme, la mondialisation et plein d'autres choses.

Anciennes publicités Singer (1952-1953)
Anciennes publicités Singer (1952-1953)

Mais pour ce qui nous intéresse aujourd'hui, il suffit de retenir que le brevet de la première machine à coudre a été déposé par le tailleur français Barthélemy Thimonnier en 1830 (bon d'accord, ça il faut peut-être pas le retenir).

Ce n'est que 21 ans plus tard, en 1851 donc (je précise pour ceux qui sont aussi forts en math que moi), et après une succession de brevets déposés par de nombreux inventeurs qui chacun à leur tour apportèrent leurs améliorations, que Isaac Merrit Singer dépose le sien. Il en profite pour fonder sa société et commencer à commercialiser ses machines brevetées. C'est le jackpot.

Jackpot !

Singer révolutionne la couture à la maison, en particulier, et le travail domestique des femmes, en général. Ses machines se vendent par millions, il fait fortune, son nom fait le tour du monde. Singer devient ainsi l'une des premières multinationales américaines.

Sa domination est telle qu'au début des années 1860, 80% des machines à coudre vendues dans le monde sont des Singer. Et jusqu'à la fin des années 1990, on considère que Singer est la seconde marque la plus connue au monde derrière Coca-Cola. Aujourd'hui encore, même si d'autres marques ont poussé Singer bien plus bas dans la liste, elle reste de loin la marque de machines à coudre la plus connue.

A son lancement donc (au début des années 1850 pour ceux qui suivent), Singer est vraiment la modernité incarnée. Ses machines sont le nec-plus-ultra et sont construites pour durer (son excellente réputation n'a pas été inventée !). On les retrouve partout dans le monde.

Singer modèle 26K de 1930
Singer modèle 26K de 1930

Et puis...

Quel suspense ! Vous sentez arriver l'élément perturbateur qui va déclencher les péripéties ?

Après-guerre : Singer pâtit de la compétition mondialisée

Evidemment le reste du monde n'allait pas laisser Singer se remplir les poches seul indéfiniment.

De nouveaux acteurs entrent sur le marché en masse et à la fin de la Seconde Guerre mondiale soit près de 100 ans après la création de Singer, la marque subit leur concurrence de plein fouet.

Il y a d'abord celle des entreprises européennes, comme l'Allemand Pfaff et le Suisse Elna, et puis celle venant d'Asie (du Japon spécifiquement), comme Janome et Brother. Toutes leurs machines se ressemblent et Singer perd son avantage compétitif face, d'un côté, à l'excellente qualité des compétiteurs européens et, de l'autre, aux prix ultra-démocratiques des asiatiques.

C'est le début de la dégringolade.

Chute

Dans les années 1960, les entreprises commencent aussi à jouer le jeu de l'économie mondialisée. Elles se délocalisent pour réduire les coûts de productions pour devenir plus compétitives. Singer suit le mouvement et ferme la plupart de ses sites occidentaux pour en ouvrir en Asie.

Singer cherche une solution, n'importe quelle solution

A partir de 1954, Singer tente de se renouveler en proposant des modèles plus légers et plus esthétiques mais sans grand succès. Sa part de marché aux USA chute et n'est plus que de 30% à la fin des années 1950.

En même temps de se délocaliser, Singer est réorganisé, modernisé en profondeur (processus automatisés, produits améliorés...), et tente de se diversifier en prenant le contrôle de trois autres sociétés et en produisant toutes sortes de produits électroniques et électroménagers.

Dans un premier temps, cette stratégie semble porter ses fruits puisque le chiffre d'affaires global de Singer a presque doublé entre 1958 et 1963.

Mais cette croissance ne provient pas des machines à coudre qui ne représentent plus que 35% du chiffre de Singer en 1970 (contre 90% en 1958). Et en plus l'accalmie est de courte durée.

En effet tous les changements instaurés par Singer dans les années 1950-60 ont déclenché une période de grande confusion dans la société qui ne trouve pas sa place sur le marché moderne, et qui en plus s'est endettée terriblement pour soutenir son expansion et faire grossir son chiffre d'affaires.

Ca veut dire que même si la société a bel et bien réussi à croître, et même si elle bénéficie encore d'un nom connu, d'une bonne réputation, et d'une position conséquente sur le marché, en 1970 le mastodonte s'appuie sur une base fragile.

Il est aussi bon de préciser que même si le chiffre de Singer ne provient alors plus exclusivement (ni même principalement) des machines à coudre, c'est encore leur division la plus rentable. L'impact des pertes est donc d'autant plus grand.

Les Seventies : Peace, Love & fin de la machine à coudre domestique

Alors que la compétition fait rage entre les marques de machines à coudre, la société civile change. Dans les années 1970, le travail de couture à domicile des femmes diminue et le prêt-à-porter prend son envol.

Le marché des machines à coudre s'écroule et Singer, ainsi que tous les autres fabricants, font face à de sérieuses difficultés. En 1974, Singer enregistre une perte nette de plus de 10 millions de dollars. Il faut absolument que quelque chose change.

En 1975, un PDG est nommé. Il décide presque immédiatement qu'il faut arrêter l'hémorragie et il fait vendre toutes les divisions qui ne rapportent pas assez. En quelques mois, la valeur comptable de l'entreprise est divisée par deux.

Singer n'a plus alors que deux activités – complètement différentes l'une de l'autre.

  • D'une part, son activité historique de production de machines à coudre.
  • D'autre part, la fabrication de composants électroniques haute-technologie. Ces composants sont destinés par exemple aux systèmes d'air-conditionné, aux thermostats, et aux laves-vaisselles, mais aussi... aux systèmes de guidage de missiles et fusées de la NASA !

Ces branches sont donc toutes les deux profitables, mais elles sont tellement différentes qu'il devient clair que leur regroupement sous une même enseigne est un non-sens.

En plus il faut bien se dire qu'à la fin des années 1970, la machine est de plus en plus considérée comme une relique du passé. Même si son commerce est encore profitable, tout le monde s'accorde à dire qu'elle est vouée à disparaître (bien souvent tout le monde s'accorde à dire beaucoup de bêtises).

Alors ce qui devait arriver arriva : dans l'espoir d'éviter de faire plonger tout le groupe, les gestionnaires de Singer décident de se séparer des machines à coudre.

Fin des années 80 : La machine à coudre Singer s'envole pour de nouvelles aventures

Dans le but de distancer la vente de machines à coudre de son autre activité, Singer créé en 1986 une filiale (SSMC Inc.) sous la forme d'une entité juridique indépendante de la maison mère.

Par la même occasion, un grand nettoyage est effectué et l'entreprise se débarrasse des 1600 magasins qu'elle possédait encore dans le monde, mettant ainsi à la porte des milliers de collaborateurs.

Petite parenthèse :
La maison mère Singer deviendra rapidement un grand groupe dans l'industrie aérospatiale et la Défense, mais toujours baignée dans d'énormes difficultés à cause de sa dette et d'une gestion désastreuse. Finalement quand le PDG meurt de façon soudaine et inattendue, l'entreprise est mise en vente. Le repreneur la démantèle immédiatement pour la vendre en pièces détachées. En 1988 il est cependant mis en examen pour pratiques frauduleuses. Celles-ci n'ont à première vue rien à voir avec Singer, mais très vite il s'avère que les activités illégales n'ont pas épargnées la marque. En fin de compte, le PDG sera reconnu coupable de neuf chefs d'accusation et Singer devra payer plus de 50 millions de dollars.

En général quand une maison mère créée une entité séparée pour une activité ou un département dans lequel elle ne voit pas d'avenir, c'est pour pouvoir s'en débarrasser dans un second temps. Singer n'est pas l'exception à la règle.

Ainsi, en 1989, la division de machines à coudre Singer (SSMC Inc.) est rachetée par Semi-Tech Microsystems, une société sino-canadienne.

C'est ici que l'histoire commence vraiment à sentir le moisi.

Moisi

Semi-Tech Microsystems n'a a priori aucune connaissance ni intérêt particulier dans les machines à coudre, et le moins qu'on puisse dire est que sa gestion est très obscure.

Par exemple son PDG aurait été, pendant un temps, un certain Stanley Ho, propriétaire de 19 casinos à Macao et LOURDEMENT soupçonné de relations avec les Triades (les mafias chinoises).

Années 1990 et rachats à gogo : Singer perd définitivement son identité

L'entreprise sino-canadienne profite ensuite, en 1993 (soit quelques années après l'acquisition de SSMC Inc. que l'on va continuer d'appeler Singer puisque les machines sont toujours commercialisées sous ce nom), des difficultés financières du fabricant Allemand Pfaff pour le racheter aussi. Elle groupe alors les activités de Recherche & Développement des deux marques pour créer des synergies.

Malgré ces péripéties (division, rachat, fusion), au milieu des années 1990 Singer est encore une marque reconnue et respectée. C'est pourquoi elle la met en avant comme gage de qualité quand elle se diversifie à nouveau.

Cette fois Singer commercialise des lecteurs cassette, des télévisions ou encore des aspirateurs. C'est un succès dans les pays en voie de développement, en particulier au Mexique, mais ça ne suffit pas et l'entreprise enregistre quand même une perte de plus de 200 millions de dollar en 1997.

La même année, pour pousser plus loin la coopération (et réduire les coûts), Singer rachète Pfaff afin notamment de fusionner leurs activités de marketing, vente et distribution. La production reste cependant inchangée : les machines à coudre Singer sont fabriquées au Japon et celle de Pfaff en Allemagne.

Pourtant la situation ne s'améliore pas.

En 1999, Pfaff, à bout de ressources, se voit contraint de déposer le bilan. Singer n'est pas en mesure de lui venir en aide compte tenu de ses propres difficultés financières. Semi-Tech Microsystems décide alors de conserver Singer et vend Pfaff à Viking Sewing Machines Group qui produit déjà la marque Husqvarna.

Bien que Viking Sewing Machines Group soit une entreprise spécialisée dans les machines à coudre, il ne faut pas se méprendre. Lorsqu'elle rachète Pfaff en 1999, elle a déjà perdu l'essentiel de sa substance et est entièrement possédée par un fond d'investissement privé, Kohlbertg & Co.

Peu après Semi-Tech Microsystems plonge encore plus profondément dans la tourmente quand son fondateur, le Chinois James Ting – jusque là réputé l'un des businessmen les plus doués de Hong Kong – est mis en examen puis condamné pour pratiques frauduleuses. Singer est placé sous redressement judiciaire.

Kohlbertg & Co flaire la bonne affaire et prend le contrôle. Singer et Pfaff sont à nouveau réunis au sein d'une même entreprise et ils forment, avec Husqvarna, le conglomérat le plus important du monde dans l'industrie des machines à coudre.

Pour l'occasion, Kohlbertg & Co effectue un montage financier et légal complexe basé sur une entité juridique distincte (baptisée SVP Worldwide) dont le siège est aux Bermudes, les licences enregistrées au Luxembourg et les bénéfices déclarés à Singapour.

De nos jours, que reste-t-il de Singer ?

Et bien pas grand chose.

Même si Singer (tout comme Pfaff et Husqvarna) est encore très présent sur le marché des machines à coudre, la marque n'est plus qu'une étiquette vide de sens.

  • Le modèle auparavant unique et révolutionnaire de Singer est aujourd'hui quasi identique pour toutes les machines à coudre.
  • Ses activités de Recherche & Développement, son marketing, sa distribution et globalement sa gestion toute entière sont en grande partie mêlés à ceux de Pfaff et Husqvarna.
  • Même la production a quitté, pour la majorité des machines à coudre Singer, le Japon. Les trois marques ont en effet externalisé celle-ci à des sous-contracteurs chinois, brésiliens et vietnamiens.

Il est vrai qu'il existe des exceptions, quelques rares modèles haut de gamme qui sont commandés à l'entreprise japonaise Janome et produits dans ses usines. Il est cependant très difficile de savoir quelles machines ont la qualité Janome et lesquelles ne l'ont pas.

Bref.

Bref, mis à part ces quelques modèles haut de gamme, les machines à coudre Singer, Pfaff et Husqvarna se valent et ne sont pas plus qualitatives que n'importe quelle autre machine produite en masse dans des pays en voie de développement.

La seule différence est le prix (supérieur).

Les Holdings financiers qui détiennent le droit sur ses marques savent que, dans l'esprit des gens, une Singer ou une Pfaff est un gage de qualité. Ils arrivent encore à capitaliser sur le prestige, depuis longtemps disparu, de ces grands noms.

Conclusion

Comprendre l'évolution de l'entreprise Singer permet de choisir et d'acheter en connaissance de cause, sans laisser les grands groupes financiers se payer notre tête.

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Jean-Claude le 25 novembre 2020

Bonjour à tous !
Je viens à l instant de lire les buts de ce site ; je pense que l intention est louable .
J espère pouvoir y participer !
Je suis le gendre des chemises Catalane Marti ( Barcelone) .
Ma première information qui me semble importante est la suivante :
Il n y a pas de machines pour débuter ; car il faut juste suivre une logique qui est la suivante ; plus on a de lacunes en couture et en compréhension et plus il est nécessaire d avoir une machine évoluée.
Pour réaliser une belle couture avec une machine médiocre il faut énormément de connaissance, une machine performante aide beaucoup face à cette vacuité !
Elle efface vos erreurs de reglages.
Ne vous laissez pas endormir par des promesses de pur marketing .
Dominer le sujet est primordial pour faire des économies .
Souvent il est conseillé de travailler avec un fil de qualité , ce qui est faux .. quelques bobines sont l l'équivalent du prix d une machine .
Quand on domine son sujet il est possible de coudre avec un fil très médiocre !
J espère avoir de nombreux échanges très enrichissants !
Merci de m en donner l opportunité !

Jean-Claude le 25 novembre 2020

Depuis quelques années il y a progressivement un retour à la couture qui fût mise au placard après mai 68 .. la crise et les tendances actuelles poussent à cela .. bien entendu la pandémie un méga booster qui tombe à point nommé . On voit bien qu il y a un marché dit d entrée de gamme ( autour de 300 € ) ou toutes les marques se tirent la bourre avec des offres similaires, où d ailleurs Singer est bonne en marketing avec une excellente communication . Dans ce créneau Singer reste une référence de qualité .. la machine à coudre n est pas un cas isolé dans l industrie actuelle ; la majorité des outils sortent des mêmes ateliers après d âpres négociations pour une option qui fera la différence et le logo qui conviendra ! Tout les raviolis sortent de la même usine, c est juste l étiquette qui fait une différence ( et la farce bien entendu ..) . Sourire !!!
Singer avec e élément by pfaff se place bien avec Lidl , sinon les concurrents ne sont pas nombreux ; Janome , Brother , Husqvarna , Toyota , Bernina , Elna .. le reste tombe dans le discount ( la majorité sur une base Singer actuelle ) ; chaque enseigne de supermarché ayant sa marque ..
La conception des produits d aujourd'hui est certes fragile ; et cela est valable pour l ensemble de la production mondiale , avec obsolescence programmée bien entendu !!
La différence est évidente en rapport a autrefois !
Aujourd'hui une machine ne peut pas survivre aux erreurs d hier !!
Pour coudre aujourd'hui ; il faut d abord apprendre la machine et ensuite la couture ! Il est impératif de prendre soin de la machine plus que jamais ; et tout est fait pour ne pas y arriver .. c est un réel défi !
Il faut avoir un regard nouveau et une appréhension différente ; comme les produits en fait !!
Hier c était peut-être mieux ; mais c est hier ! Tant de facteurs sont à considérer . La machine à coudre ressemble à nos voitures .. chères et en plastique , une grosse panne et on en achète une autre ... l accident n est pas permis car on ne répare pas a présent !
Sans leurs capots il est difficile de reconnaître une Singer Decorative ; un e élément 1070 by pfaff ou une Carrefour dont l appellation m échappe ... évidemment il reste des machines à éviter ; mais qui vous le dira !?? Bonne chance .. et bonne quête !

Béatrice le 09 novembre 2020

Bonjour. Merci pour votre article qui m'a ouvert les yeux. J'ai une machine à coudre SINGER de 1992. Suite à des problèmes de points discontinus je l'ai donné à réparer chez un revendeur SINGER et malheureusement j'ai payé pour rien car le problème est récurant. Un ami l'a démontée et lubrifier tout ce qui pouvait l'être mais le problème est toujours là. Je pense que cela pourrait venir de l'entrainement du tissus qui se fait mal ; je voulais en acheter une autre et après plusieurs recherches sur internet pour avoir des infos sur des comparatifs, origine fabrication des machines je me suis aperçue que SINGER HUSQUEVARNA et PFAFF était sous la coupole d'un même groupe !!! ET je suis tombée sur votre article !!! Super intéressant. Merci. je voudrais savoir si je peux changer la grille d'entrainement du tissus sur ma machine pour résoudre le problème ; à moins que quelqu'un ait une idée ; j'ai fait différent réglage et rien à faire ça va pas ; merci de vos réponses

Jean-Claude le 25 novembre 2020

Bonjour !
Il y a la plaque à aiguille et les griffes d entrainement ; je suppose que vous faites allusion à ces dernières !
A mon avis c est inutile , a moins que visuellement une dégradation très importante puisse être constatée ! A vérifier : état du crochet , le bon fonctionnement de réglage de tension de la bobine supérieure ainsi que celle de boitier de canette , vérifier la pince à aiguille avec une aiguille neuve .Évidemment je ne connais pas votre niveau en couture et votre connaissance technique des machines ! Lubrifié c est très important, mais pas sans connaître son sujet .. une machine sa coud ou pas du tout . Votre problème est certainement le fruit d un détail, un réglage , une mauvaise interprétation , ...

Véronique de Gineste le 14 juillet 2020

Excellent article ! Ma machine Singer achetée en 1973, à l'époque le modèle révolutionnaire avec une canette qui se faisait automatiquement sans rien démonter, a duré 30 ans et je ne sais pas comment la faire réparer. Si quelqu'un a une idée, je suis preneuse. En tout cas, je suis devenu une fan de hobbycouture.com
Je vais me précipiter sur les autres articles et je vous remercie infiniment :-)

chazarin le 01 août 2020

je peux encore vous la reparer elle a quoi comme panne?

Christel le 27 juin 2020

Whou ! Quel article magnifique ! J'ai appris énormément de choses !! Et l'impression de se faire un peu arnaquer. Je comprends bien mieux le tout! Bravo

LAFARGE le 27 juin 2020

PFAFF E élément 1080S
Machine à coudre qui saute des points . Les dessins ne sont pas complets. Aiguilles qui cassent. J'ai 72 ans et de l'expérience en couture et j'ai essayé tous les réglages . Ce phénomène n'est pas normal. Elle a fonctionné normalement cinq mois et depuis elle est inutilisable. Payé 159€ à Lidl, pas cher mais pas fiable. Pas question de retourner la machine en magasin après 1 mois. A vous de vous débrouiller pour la garantie. SAV totalement inexistant.

Sébastien le 16 août 2020

Les machines de chez Lidl qui portent le nom de PFAFF (ou de SINGER en Belgique) ne sont pas de vraies PFAFF: la marque a seulement vendu le droit à un fabriquant d'apposer son nom (d'ailleurs si on regarde bien le nom est E-Element by PFAFF). PFAFF ne reconnait d'ailleurs pas ces machines et refuse d'en assurer l'entretien et le suivi...

Jean-Claude le 25 novembre 2020

Bonjour !
C est commercial bien entendu .
Je vais vous donner un exemple Singer.
La Singer Supera est à 600 € et la Heavy Duty a seulement 200 € . L une est vendue chez Singer ou Mondial tissus et l autre chez Darty .. mais croyez moi , ce sont les mêmes ! J ai opéré les deux a coeur ouvert ! Après le sav diffère évidemment !
Mais neuve je prendrais une Heavy Duty évidemment !
Le calcul est vite fait

Marcel bellerive le 23 juin 2020

Et oui on se fait berner.attention à l'achat d'une machine neuve.rendu à la maison je m'apperçois que la machine année 2020 est en réalité une 2013 DVD instruction de la machine.arnaque de ce propriétaire de ce magazine., truc toujours payer avec carte de crédit pour annuler la transaction. Merci de m'avoir lu. Marcel Bellerive. Canada.

Santini le 02 février 2020

Et ne parlons pas du service après vente ! Le concessionnaire que j'ai vu pour un porte bobine cassé m'a affirmé qu'ils avaient ordre de ne pas réparer les articles de grande distribution. Tout le monde ne peut pas payer des sommes importantes en concession. Il réparera quand même. La maison mère va lui envoyer plusieurs pièces comme la mienne pour une machine qui ne doit pas être réparée ... Je ne comprends pas ...

Sam Adhie le 26 décembre 2019

Bonjour,
Article tout simplement édifiant!
Pour avoir acheté une Singer récemment, je ne peux que confirmer la perte de qualité de leur produits, et le prix exhorbitant!
Singer expérience 400 = Pfaff vendue à Lidl (prix * 4 environ).
Je regrette un peu mon achat,
mais j'aurai aimé connaître l'histoire de Singer avant, je pensais encore que Singer était gage de qualilé! merci pour votre article bien documenté

Antoine le 26 décembre 2019

Oui Singer profite encore de sa bonne réputation même si elle n'est plus du tout justifiée !
Attention, ça ne veut pas dire qu'il faut éviter cette marque à tout prix. On peut encore trouver des modèles correctes selon ce qu'on recherche. Par contre, il faut faire une analyse approfondie et non pas se fier à la marque comme gage de qualité !

Deb le 25 décembre 2019

Article super intéressant merci !!

catherine le 24 décembre 2019

Il faut aussi se rendre compte que ces machines coûtaient entre 2 et 3 mois de salaire d'un ouvrier. Aujourd'hui aussi, pour 3000 euros, on a une excellente machine.

Antoine le 24 décembre 2019

Oui, c'est très juste !
Au final on a ce pour quoi on paie et une machine d'entrée de gamme avec l'étiquette Singer est avant tout une machine d'entrée de gamme.
Il ne faut pas en attendre de miracle à ce prix là, peu importe ce que la marque représentait dans le passé ...

Emma le 24 décembre 2019

En effet c'est bien dit Catherine

Pascale le 20 novembre 2019

Enfin un fond qu'on a envie de lire jusqu'au bout! (je triche un peu, j'ai pas tout lu, mais ça me parle, je reviendrai!

Antoine le 20 novembre 2019

Beau compliment :-)

Lebrun le 10 juin 2019

Ce n'est pas mieux avec les autres marques, elles sont toutes fabriquées en chine et Vietnam, de plus La BERNINA est fabriquée en Thaïlande et l'usine suisse est à vendre , alors il est plus facile de critiquer SINGER car elle est toujours la marque la plus vendue. Attention toutefois, les machines vendues dans les grandes surfaces sont des fabrications spéciales, très légères et de qualité moindre.

Emma le 06 juillet 2019

Bonjour Lebrun,

Je suis 100% d'accord avec ton commentaire 🙂 La majorité des machines à coudre sont, de nos jours, produites en Asie à moindre coût. Et la qualité en paye les frais. C'est une conséquence directe de la mondialisation, l'effondrement du marché des machines à coudre, la compétition accrue, etc. En gros, l'histoire qu'Antoine a si bien racontée en utilisant l'exemple de Singer.

J'aimerais simplement ajouter que ""la majorité"" ne veut pas dire ""toutes"". Par exemple, les machines à coudre de la marque Janome sont aussi produites en Asie (Japon, Taiwan et Thailande) mais leur qualité est excellente. D'ailleurs les usines Janome ont plusieurs fois été récompensées pour la qualité de leur production, mais aussi celle de leur gestion du personnel. L'Asie n'est ainsi pas forcément synonyme de mauvaise qualité, et Bernina s'en sort encore très bien 😉

Catherine senn le 25 décembre 2019

Exactement

GAUTHIER Germaine le 23 mai 2019

Bonjour,

Ma mère, couturière, du temps où l'on cousait- à la main - des tissus représentant des fruits - sur des robes, m'a laissé sa machine à coudre en métal gris clair SINGER (année 60/70).

Jusqu'à présent, elle fonctionne très bien.
Suite à une erreur de ma part - je ne suis pas couturière, je l'ai faite réparer moyennant 100 Euros.

Franchement, je ne le regrette pas quand je vois les nouvelles machines à coudre ultra sophistiquées .... en plastique !

Je croyais qu'il fallait changer le plateau pour obtenir des motifs. Le réparateur m'a confirmé que le pied de biche (on peut mettre 2 aiguilles) et le plateau convenaient.

J'ai acheté une surjeteuse pour rien.

Bref, la machine repart pour 20 ans, sans problème.

Merci pour votre cours magistral : très intéressant!

Antoine le 24 mai 2019

Bonjour Germaine,

Très heureux que l'article t'ai plu!

Ton expérience fait écho à ce qu'ont vécu la plupart d'entre-nous qui avons eu la chance d'hériter d'une machine. Personnellement j'arrive toujours pas à accepter le fait que malgré tous les progrès du monde moderne, une machine de 50 ans soit plus performante qu'un modèle récent !

En tous cas je te félicite d'avoir eu le réflexe d'aller faire réparer ta machine plutôt que de simplement en acheter une nouvelle. Faire du nouveau avec du vieux, pour moi c'est ça aussi l'esprit couture :D

Viviane le 29 août 2018

Merci pour cet article mes donc est ce que ca veut dire que toutes les machines a coudre SInger sont des arnaques?

Antoine le 24 octobre 2018

Non je ne dirais pas ça. En fait le rapport qualité/prix est très variable et il faut se pencher sur chaque modèle spécifique et ne pas se fier au nom sur l'étiquette. Singer profite du fait que pendant longtemps leur marque était synonyme de qualité alors que ce n'est plus du tout le cas aujourd'hui.
Si tu veux savoir comment jauger par toi même de la qualité d'un modèle qui te semble intéressant, regarde notre guide !
https://hobbycouture.com/fr/a/174-quelle-machine-a-coudre-choisir/

fibri le 26 août 2018

Excellent article! Effectivement, nous continuons à nous laisser berner par une marque même lorsque nous ne savons rien de ce qu'elle est réellement... Merci! Je commence mes recherches pour une machine à coudre - cet article m'a ouvert les yeux!

Emma le 28 août 2018

Merci fibri :D